Suivre un échantillon de l’affleurement au résultat de labo
Un résultat de labo ne vaut que sur le bon échantillon. Références, import Excel et liste des lignes sans correspondance le rattachent au point de terrain exact.

Le rapport du labo arrive sous forme de tableur. Ligne après ligne, des codes d’échantillons à côté des oxydes et des éléments traces. Ailleurs, les notes du géologue, avec les mêmes codes tels qu’ils ont été écrits sur le terrain. Un échantillon a été rebaptisé au camp. Un autre porte un chiffre qui peut être un 1 ou un 7. Celui qui rapproche les deux tranche comme il peut, et en général personne ne vérifie.
Si un résultat tombe sur le mauvais échantillon, la carte montre une anomalie au mauvais endroit, ou en cache une vraie. Des décisions de forage peuvent alors reposer sur une faute de frappe que plus personne ne sait retrouver.
Où le fil se casse d’habitude
Sur le papier, un échantillon change plusieurs fois de mains. De l’affleurement au carnet, du carnet à la liste envoyée au labo, puis du fichier du labo vers l’outil qui contient la géologie. Chaque passage est une recopie, et chaque recopie peut s’écarter de la précédente.
Le stockage aggrave les choses. Un rapport de labo rangé dans un dossier Drive ne répond à aucune question. Pour voir des teneurs sur une carte, il faut rapprocher à la main le rapport et les points de terrain, et ce rapprochement finit souvent dans le tableur personnel de quelqu’un.
L’échantillon naît sur le point
Dans FlexiMining, un échantillon s’enregistre sur le point d’exploration, au moment et à l’endroit de l’observation. Le point porte déjà sa position en GPS et en Lambert, le type de roche, les minéraux avec leur concentration et les photos. La référence de l’échantillon se lie automatiquement au code du point : aucune liste séparée à tenir en phase avec les notes.
Les forages suivent la même logique. Têtes de forage, déviations, lithologies et analyses de chaque trou sont rattachées au permis. Les forages inclinés suivent leur vrai tracé sous terre, et chaque échantillon est placé là où il a été prélevé.
Le résultat revient par import
Les résultats de laboratoire s’importent depuis Excel. Chaque ligne est rattachée au bon échantillon grâce au code du point ou à la référence d’échantillon. Les oxydes majeurs en pourcentage et les éléments traces en ppm vont dans des colonnes structurées : on lit la chimie à côté du point d’où elle vient, et l’image se construit en 3D à mesure que les résultats arrivent.
Ce qui ne correspond à rien est listé. Pour moi, c’est la ligne la plus utile de toute la fonction : une ligne orpheline ne disparaît pas et ne se retrouve pas rattachée au petit bonheur. Elle va sur une liste où un géologue peut la regarder et comprendre ce qui s’est passé.
L’import est calé sur le format ICP standard. Les autres présentations de rapport se configurent labo par labo, et il serait faux de promettre que n’importe quel fichier de n’importe quel labo passera tel quel. Si le rapport de votre labo s’écarte du standard, testez-en un vrai pendant un essai, lignes difficiles comprises.
Ce que la plateforme ne prétend pas faire
Rattacher un résultat ne revient pas à le contrôler. Blancs, doublons et standards insérés dans un lot demandent toujours l’œil d’un géologue, et une ligne bien rattachée peut quand même être une mauvaise analyse.
Les fonctions publiées couvrent la fiche de l’échantillon sur le point et son résultat à l’import. Les documents d’expédition et les registres de suivi propres au labo restent dans votre procédure actuelle. Les constats, eux, se consignent dans la plateforme et se suivent jusqu’à la décision, historique compris : la conclusion tirée d’une analyse ne s’éloigne pas de l’analyse.


