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Comment ne plus ressaisir ses notes de terrain au camp

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Ressaisir ses notes au camp coûte du temps de géologue et ajoute des erreurs. Saisir points, photos et échantillons sur le téléphone, sur place, supprime l’étape.

La journée finit à l’affleurement et recommence à la table du camp. Sous la lampe, le géologue ouvre son carnet et retape les points du jour dans un tableur : types de roche, minéraux, références d’échantillons, coordonnées lues sur le GPS. La poussière et la pluie n’ont pas arrangé l’écriture. Une abréviation parfaitement claire le matin ne veut plus rien dire.

Vu du bureau, ça ressemble à un petit désagrément. En réalité, c’est du temps qualifié qui part en saisie, en fin de longue journée, par quelqu’un de fatigué qui préférerait préparer la traverse du lendemain.

Où les erreurs se glissent

Chaque recopie est une occasion de se tromper. Deux chiffres inversés dans une coordonnée, et le point se déplace. Un numéro d’échantillon écrit en double envoie plus tard un résultat de labo au mauvais endroit. Les photos dorment sur un téléphone, classées par date, et il faut retrouver laquelle va avec quel point.

Aucune de ces erreurs ne se signale d’elle-même. Elles remontent plus tard, quand la carte a l’air bizarre ou qu’une analyse ne colle pas avec la roche, et celui qui se souvenait de l’affleurement est déjà parti sur un autre permis.

Il y a aussi le délai. Des notes qui attendent le soir, ou la fin de la mission, arrivent tard chez le chef géologue, et la décision sur la suite du programme se prend avec une partie seulement des informations.

Saisir le point là où on l’observe

Avec FlexiMining, le géologue ouvre la mission sur son téléphone et relève le point sur site. La fiche contient le type de roche, les minéraux avec leur concentration, les photos et les échantillons. Les coordonnées GPS et Lambert sont enregistrées automatiquement, et une signature peut être recueillie au même endroit. Les références d’échantillons sont liées au code du point : échantillon et observation sont rattachés dès le départ.

La même application ne s’arrête pas au point simple. On y relève aussi une tranchée, une zone d’échantillonnage ou un forage complet. Sur un affleurement riche en observations, l’option « ajouter un autre » permet d’enchaîner sans quitter le formulaire. La connexion passe par Face ID ou l’empreinte, ce qui évite de taper un mot de passe à flanc de colline.

Tout cela fonctionne avec ou sans réseau. Les fiches attendent sur le téléphone et se synchronisent seules au retour de la connexion, photos comprises. Quand l’équipe s’assoit au camp, il n’y a plus rien à retaper.

Ce qui change pour le chef géologue

Le terrain arrive au bureau sous forme de fiches structurées, et plus sous forme de carnets à déchiffrer. Le chef géologue peut planifier une mission et la suivre du premier jour jusqu’aux résultats validés. Une mission passe de planifiée à en cours, puis à résultats soumis, avant d’être validée ou rejetée.

La validation change elle aussi. Le géologue, le chef géologue et le directeur valident dans la plateforme, et chaque étape reste tracée. Fini les fils d’e-mails et les accords oraux que personne ne retrouve quand une question revient un an plus tard.

Le carnet va-t-il disparaître ?

Pas forcément. Certains géologues voudront toujours du papier pour un croquis ou une idée sur la structure, et rien ne les en empêche. Ce qui s’arrête, c’est le papier comme document de référence qu’il faudra recopier. Le point, ses coordonnées, ses minéraux et ses photos existent une fois, au même endroit.

Les données anciennes peuvent elles aussi éviter la ressaisie. Toute une campagne de forage s’importe depuis un seul classeur Excel, et les coordonnées importées depuis Excel prennent la zone Lambert du permis auquel elles appartiennent.

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