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Que deviennent vos données de terrain sans réseau ?

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Les permis sont rarement là où passe le réseau. Ce qu’une application de terrain doit garder sur le téléphone, comment elle synchronise, et les limites à tester.

Les permis se trouvent rarement là où passent les réseaux mobiles. Une équipe peut passer toute la journée en zone blanche, puis rentrer dans un camp où la connexion va et vient. Un outil de terrain qui a besoin de réseau pour enregistrer une fiche lâche exactement là où on en a besoin, et les géologues reviennent très vite au papier.

Demander si une application a un mode hors ligne vous vaudra un oui, et pas grand-chose de plus. Mieux vaut demander ce que devient une fiche entre le moment où le géologue touche « enregistrer » et son arrivée au bureau, et ce qui se passe si quelqu’un d’autre a modifié la même fiche entre-temps.

Ce qui reste sur le téléphone

FlexiMining Mobile, sur iOS et Android, a été conçue pour fonctionner d’abord sans réseau. Points, photos, échantillons et dépenses sont enregistrés sur le téléphone, et la routine du géologue ne change pas quand les barres disparaissent. Les coordonnées GPS et Lambert sont conservées sur le point comme d’habitude. La connexion par Face ID ou empreinte fonctionne sur le terrain, sans taper de mot de passe.

Les écrans de consultation affichent ce que le téléphone a chargé en dernier. Concrètement, ouvrez vos permis et vos missions affectés avant de quitter la zone couverte : le téléphone les aura déjà quand le réseau tombera.

Ce qui se passe au retour du réseau

Les fiches se synchronisent seules, dans l’ordre où elles ont été créées, sans export à lancer. Un envoi qui échoue est relancé, et les photos en attente partent avec le reste. Le géologue qui traverse une zone couverte en rentrant au camp n’a rien à se rappeler.

Les conflits, beaucoup d’outils préfèrent ne pas en parler. Prenons une fiche modifiée sur le téléphone, sur le terrain, et aussi au bureau. Si une même fiche a changé à deux endroits, vous choisissez la version à garder : le travail de l’un n’efface pas celui de l’autre en silence. Une petite fenêtre à l’écran, qui compte beaucoup le jour où elle apparaît.

Les limites à connaître

La saisie hors ligne a ses frontières, et mieux vaut les découvrir avant une mission que pendant.

  • Tant qu’elle n’est pas synchronisée, la fiche n’existe que sur ce téléphone. Un appareil cassé ou perdu peut emporter le travail non envoyé : il faut donc laisser le téléphone synchroniser dès qu’il en a l’occasion.
  • La carte des équipes fonctionne en quasi temps réel et a besoin d’une connexion. Une équipe hors couverture ne peut pas signaler sa position avant le retour du réseau, et le bureau voit donc sa dernière position connue.
  • La validation des dépenses se fait en ligne. Le géologue peut enregistrer une dépense et son reçu hors ligne, mais la validation attend l’arrivée de la fiche et la connexion de celui qui valide.
  • Un nouveau permis ne naît pas sur le téléphone. Les titres viennent d’une demande approuvée, et l’écran de création dans l’application reste annoncé « bientôt disponible ».

Tester avant de s’y fier

Une promesse de hors ligne se vérifie facilement, et un éditeur sérieux doit s’attendre à ce que vous le fassiez. Emmenez un téléphone là où il n’y a pas de couverture, ou mettez-le en mode avion. Relevez quelques points avec photos et un échantillon. Modifiez l’une de ces fiches depuis le bureau. Reconnectez ensuite, puis regardez dans quel ordre tout arrive et ce qu’on vous demande quand les deux versions se rencontrent.

Profitez-en pour regarder, dans votre propre zone, les couches de carte dont vous dépendez : les vues satellite et relief comptent autant que le formulaire sur le terrain. Un géologue qui a vu sa journée arriver intacte après des heures sans réseau finit par laisser le carnet de secours au camp.

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